Le Menu des Impressionnistes – Une expérience à vivre au Château de Tilly

Menu à 135 €,


Expérience à réserver et à préciser lors de la réservation


Et si l’on pouvait goûter un tableau ?

Le temps d’un repas en six plats, le chef et son équipe transforment l’assiette en œuvre d’art.


Chaque plat s’inspire de Monet, Van Gogh ou Proust : reflets, vibrations, silences, souvenirs...

Du jardin de Giverny aux ciels tourmentés de Saint-Rémy, des nymphéas au goût de madeleine,

Vous serez invités à déguster des émotions, à contempler avec la bouche, à voyager sans quitter la table.

Des textures, des couleurs, des saveurs qui racontent une histoire.

Un hommage vibrant à l’art… et au plaisir.

À découvrir très bientôt au restaurant du Château de Tilly.


Un menu comme vous n’en avez jamais goûté.

Quand la cuisine devient un tableau…

Et si l’on pouvait goûter une œuvre d’art ?

Au Château de Tilly, le chef et son équipe signent un menu inédit en six temps, inspiré de Monet, Van Gogh ou encore Proust.

Chaque plat est une création immersive, pensée comme une passerelle entre la gastronomie et les chefs-d’œuvre de l’impressionnisme.

Assiette après assiette, vous entrez dans l’univers d’un artiste, guidé par une narration sensible qui dévoile l’intention derrière les saveurs, les textures, les lumières.

Goûtez une nuit étoilée, croquez un jardin en fleur, laissez une bouchée vous ramener à une mémoire oubliée.

Ici, l’art ne se regarde plus seulement : il s’écoute, se ressent, se savoure.

Une expérience culinaire et culturelle unique, où l’émotion est servie à chaque plat.



 Mises en bouche 

Qui est Claude Monet ? 

« Claude Monet : peindre la lumière, goûter l’instant »

Et si un simple reflet devenait un chef-d’œuvre ? Claude Monet, né en 1840 à Paris et élevé au Havre, bouleverse l’histoire de la peinture en ne représentant plus les choses telles qu’elles sont, mais telles qu’elles apparaissent : mouvantes, changeantes, traversées de lumière.

En 1858, une rencontre décisive avec Eugène Boudin initie le jeune Monet à la peinture en plein air. Puis, à Paris, en 1862, il intègre l’atelier de Charles Gleyre, où il se lie d’amitié avec Renoir, Sisley et Bazille. Ensemble, ils rompent avec les codes de l’académisme. Monet peint des impressions fugitives, capte les lumières instables, les reflets sur l’eau, les brumes du matin. Il adopte une approche plus libre, utilisant des coups de pinceau rapides et des compositions audacieuses pour saisir l'instantanéité d'une scène.

En 1874, son tableau Impression, soleil levant donnera malgré lui, son nom à tout un mouvement : l'impressionnisme.

Cette quête de l'instant éphémère l'a conduit à créer des séries de tableaux, où un même sujet est dépeint sous différents éclairages ou à différents moments de la journée.

En 1883, il s’installe à Giverny, en Normandie, où il façonne un jardin comme un tableau vivant. Ce lieu devient le cœur de son œuvre. De la fin des années 1890 jusqu’à sa mort en 1926, il y peint inlassablement : meules de foin, les peupliers, cathédrales, et surtout Les Nymphéas, série monumentale de 250 toiles.

Offerts à la France, au lendemain de l’armistice de la Première Guerre mondiale en 1918, comme un hommage à la paix, trouvent leur sanctuaire au musée de l’Orangerie en 1927. Ils sont aujourd’hui exposés dans les deux salles elliptiques du musée de l’Orangerie. Monet les voulait sans début ni fin, que le visiteur s’y perde, comme une immersion, une sensation à vivre.

Un art qui ne fige rien, mais qui révèle tout. Une invitation à voir, sentir… ou à déguster.


Qui est Marcel Proust ?


« Marcel Proust : le goût du souvenir »

Il suffit parfois d’un simple goût pour réveiller tout un monde.

Chez Marcel Proust, ce goût — celui d’une madeleine trempée dans une infusion — devient le déclencheur d’une œuvre monumentale. Né à Paris le 10 juillet 1871, Marcel Proust est un écrivain à part. Enfant fragile, asthmatique, mais d’une sensibilité rare, il grandit entre une mère cultivée et un père médecin réputé. Très tôt, il fréquente les salons littéraires, observe, écoute, engrange — tout ce qui nourrira plus tard sa grande œuvre.

Après quelques tentatives littéraires, il commence en 1907 l’œuvre de sa vie : À la recherche du temps perdu. Ce cycle en sept volumes, qui transforment une bouchée de madeleine en voyage sensoriel, publiés entre 1913 et 1927, est une plongée vertigineuse dans la mémoire, le désir, l’amour, la jalousie, les mondes sociaux, les détails qui changent tout.

En 1919, il reçoit le prix Goncourt pour À l’ombre des jeunes filles en fleurs

Proust meurt 3 ans plus tard, en 1922, épuisé par la maladie, laissant une œuvre monumentale, et une “madeleine” devenue mythique. Son style en spirale, ses phrases infinies, son art du détail transforment les sensations en cathédrales de mots. Ce n’est pas juste un livre : c’est un miroir du monde intérieur.

Son style ? Des phrases longues comme des respirations profondes, une langue en volutes qui capte les nuances les plus fines. Lire Proust, c’est ralentir le temps, regarder autrement, écouter le silence, sentir l’odeur du passé, en résumer : c’est savourer, ressentir — comme on déguste un dessert chargé de souvenirs.

Et si, ce soir, une saveur vous ramenait à l’enfance ? Une bouchée, un souvenir. Et le temps retrouvé.


Qui est Van Gogh ?


« Vincent van Gogh : Il ne peignait pas ce qu’il voyait, mais ce qu’il ressentait. »

Vincent van Gogh naît en 1853 aux Pays-Bas, dans une famille pieuse. Très jeune, il hésite entre foi et création. Tour à tour prédicateur, étudiant en théologie, évangéliste dans le Borinage, il cherche à comprendre et à consoler le monde. C’est là, au cœur des mines, que naît sa vocation de peintre. Il dessine la misère, mais avec une intensité presque mystique. Sa peinture, dès ses débuts, est viscérale.

En 1886, il rejoint Paris, où son frère Théo le soutient. Là, il découvre les impressionnistes, l’art japonais, la lumière. Son style change : les couleurs s’éclaircissent, les touches s’animent. Il abandonne les bruns du nord pour les jaunes éclatants, les verts acides, les bleus vibrants.

Mais c’est à Arles, en 1888, qu’il libère totalement son geste. Il peint la lumière du Sud, les vergers en fleurs, les visages du peuple. Sa chambre, un café, une chaise deviennent des icônes. Il invente sa propre écriture picturale : des spirales, des tourbillons, des lignes vivantes. Il rêve d’un atelier d’artistes et invite Paul Gauguin à le rejoindre. L’expérience tourne court. Une dispute, une nuit de crise, une oreille tranchée.

Interné volontaire à Saint-Rémy en 1889, Van Gogh peint sans relâche. Là naît La Nuit étoilée, un ciel tourmenté qui vibre comme son âme. En mai 1890, il quitte le Midi pour Auvers-sur-Oise, près du docteur Gachet. Il y peint sans cesse : des champs, des cieux immenses, l’église du village. Deux mois plus tard, Van Gogh s’éteint, à 37 ans, d’une blessure par balle.

En quelques années, il aura produit près de 900 tableaux. Incompris de son vivant, il est aujourd’hui l’un des peintres les plus aimés du monde. Van Gogh, c’est une peinture qui palpite, un cri en couleur, une lumière qui déborde du cadre.

Et si une assiette devenait une toile ? Ici, les émotions de Van Gogh prennent goût, texture et parfum.



LA PALETTES D’ENTRÉES

Tableau I : Les Nymphéas-Le nénuphar (Claude Monet)

« Oeuf parfait Bio, crème de jeunes pousses d'épinards, brunoise de légumes issue du maraîchage. » 

Les Nymphéas : peindre le silence, refléter l’invisible

Monet ne peint pas un jardin. Il peint le passage du temps.

À Giverny, dès 1883, il s’installe devant son bassin comme on revient à un rêve. Pendant plus de trente ans, il explore les mêmes eaux, les mêmes reflets — mais jamais les mêmes instants. Il ne cherche pas à représenter : il cherche à ressentir.

Dans Les Nymphéas, plus de lignes nettes, plus d’horizon. Les contours se dissolvent. Les formes flottent. L’eau devient un miroir sans fin, où le ciel et les fleurs se répondent.

Ici, la lumière devient matière. Elle change tout. Elle efface, révèle, glisse, joue. Monet laisse le temps se déposer sur la toile, comme une respiration lente.

Chaque tableau est une immersion. On n’observe plus un paysage : on y entre. On s’y perd. C’est une expérience sensorielle, une peinture vivante, libre, vibrante.

En 1927, quelques mois après la mort de l’artiste, un ensemble monumental de ses Nymphéas est installé selon ses souhaits au musée de l’Orangerie, à Paris — deux salles elliptiques conçues comme un havre de paix, baigné de lumière naturelle.

Plus d’un siècle plus tard, ces œuvres parlent encore.

Non pas d’un étang. Mais d’un état d’âme.

Ce n’est pas un tableau. C’est une sensation.

Et peut-être, une manière de voir autrement : dans l’instant, dans l’éphémère, dans le silence.


« Oeuf parfait Bio, crème de cresson, brunoise de légumes issue du maraîchage. » 

- Interprétation culinaire-


Ce plat rend hommage au tableau « Les Nénuphars », non par imitation, mais par résonance.

Comme Monet, qui ne cherchait pas à représenter fidèlement la nature mais à en traduire la sensation, le chef compose ici une assiette où chaque élément évoque une nuance, une émotion, un mouvement. 

Le vert profond de la crème de cresson rappelle les eaux calmes et denses du bassin de Giverny. 

L’œuf, parfaitement cuit, en est le centre silencieux, apaisé, comme un point de lumière dans l’immobilité.

La brunoise de légumes apporte des touches de couleur discrètes, comme ces éclats de vie et de lumière que le peintre faisait danser à la surface de l’eau. 

Tout ici se répond : la rondeur, la douceur, les teintes, les textures. C’est une cuisine de l’instant, qui parle en demi-teintes, qui suggère plus qu’elle ne démontre.

Comme les Nymphéas, cette assiette ne s’impose pas — elle invite. À ralentir, à observer, à goûter.

Une impression. Un paysage intérieur. Une émotion, traduite en bouche.



Tableau II : Le Jardin de L’artiste (Monet) 

« Asperges vertes et wakamé bio citron confit au sel écume de lait d’amande. »

Le Jardin de l'artiste à Giverny est une huile sur toile de Claude Monet peinte en 1900 et maintenant conservée au musée d'Orsay à Paris.

C'est l'une des nombreuses œuvres de l'artiste de son jardin à Giverny au cours des trente dernières années de sa vie. Le tableau montre des rangées d'iris de diverses nuances de violet et de rose placées en diagonale du plan de l'image. Les fleurs sont situées sous des arbres et sont baignées d'effets de lumière ce qui change le ton de leurs couleurs. À l'arrière-plan, au-delà des arbres, on aperçoit la maison de Claude Monet.

Monet était âgé de 60 ans lorsqu'il a terminé cette peinture et avait déjà réalisé un nombre important d'œuvres. Il avait déjà connu un succès extraordinaire et acquis une grande célébrité. À ce moment, selon William Seitz, il analysait de plus en plus ce qu'il voyait jusqu'à ce que « l'objet, la sensation et l'objet pictural deviennent identiques » 

Un jardin en peinture. Un jardin en assiette.

Chez Monet, les fleurs s’élancent dans tous les sens, les couleurs jaillissent sans retenue, les allées se perdent dans un foisonnement végétal vibrant. Dans Le Jardin de l’artiste, il ne peint pas une scène figée : il laisse la nature éclore, libre, mouvante, spontanée.


« Asperges vertes et wakamé bio citron confit au sel écume de lait d’amande. »

-Interprétation culinaire-


Cette assiette en est l’écho sensoriel. Sur une base ondoyante de coulis pourpre, les pétales séchés se déposent comme les fleurs d’un parterre éclatant, à la fois sauvages et maîtrisées. 

La composition se construit alors à la verticale : les asperges, dressées comme des tiges de jardin ordonné, croisent la profondeur iodée du wakamé. 

Le citron confit s’invite avec éclat, comme un rayon de lumière, et l’écume de lait d’amande vient envelopper l’ensemble d’un voile délicat, aérien.

Tout ici évoque le geste de Monet : sa façon de superposer les couleurs, de capturer la lumière, de faire du végétal un langage. 

Cette assiette ne copie pas le tableau. Elle en prolonge l’intention. Elle invite à plonger, à contempler, à goûter l’instant fleuri d’un jardin devenu saveur.



Pause glacée

Tableau III, une expression : “La Madeleine de Proust” 

« Sorbet clémentine et verrine alcoolisé » 

La madeleine de Proust : le goût du souvenir

Un goût, un parfum, un geste… et soudain, le passé revient. Sans prévenir, sans effort. C’est ce que Marcel Proust raconte dans Du côté de chez Swann (1913), lorsque le goût d’une madeleine trempée dans le thé fait surgir, intact, tout un pan de son enfance.

Ce phénomène s’appelle la mémoire involontaire : celle qui échappe à la volonté, mais touche au plus profond.

Proust l’écrit magnifiquement :

« Et tout d'un coup le souvenir m'est apparu. Ce goût c'était celui du petit morceau de madeleine que le dimanche matin, à Combray (parce que ce jour-là je ne sortais pas avant l'heure de la messe), quand j'allais lui dire bonjour dans sa chambre, ma tante Léonie m'offrait après l'avoir trempé dans son infusion de thé ou de tilleul. La vue de la petite madeleine ne m'avait rien rappelé avant que je n'y eusse goûté ; peut-être parce que, en ayant souvent aperçu depuis, sans en manger, sur les tablettes des pâtissiers, leur image avait quitté ces jours de Combray pour se lier à d'autres plus récents ; peut-être parce que de ces souvenirs abandonnés si longtemps hors de la mémoire, rien ne survivait, tout s'était désagrégé ; les formes – et celle aussi du petit coquillage de pâtisserie, si grassement sensuel, sous son plissage sévère et dévot – s'étaient abolies, ou, ensommeillées, avaient perdu la force d'expansion qui leur eût permis de rejoindre la conscience. Mais, quand d'un passé ancien rien ne subsiste, après la mort des êtres, après la destruction des choses, seules, plus frêles mais plus vivaces, plus immatérielles, plus persistantes, plus fidèles, l'odeur et la saveur restent encore longtemps, comme des âmes, à se rappeler, à attendre, à espérer, sur la ruine de tout le reste, à porter sans fléchir, sur leur gouttelette presque impalpable, l'édifice immense du souvenir. »


L’expression « La madeleine de Proust » est devenue le symbole pour désigner ces instants suspendus où une sensation réveille un souvenir oublié, et nous fait voyager, en une bouchée, vers ce que l’on croyait perdu. Parfois, une seule sensation suffit… et l’enfance réapparaît.



« Sorbet clémentine et verrine alcoolisé » 


Prenez une cuillère de sorbet, laissez-la rencontrer la chaleur discrète de l’alcool… et peut-être sentirez-vous, sans savoir pourquoi, ce goût de madeleine qui fait remonter le passé à la surface.



L'HÉRITAGE ARTISTIQUE – Plat principal

Tableau IV : Paysage marin aux Saintes-Maries II (Vincent Van Gogh) 

« Les filets de sole de nos côtes façon menières, tapis des profondeurs au citron confit. »


Van Gogh aux Saintes-Maries : peindre la mer comme on respire, une mer agitée, un tournant pictural.

Peint en juin 1888 lors d’un séjour d’une semaine de Van Gogh à Saintes-Maries-de-la-Mer, ce tableau fait partie d’une série de marines réalisées à un moment charnière de sa vie artistique. Épuisé par la vie parisienne, Van Gogh s’installe quelques mois plus tôt à Arles, dans le sud de la France, à la recherche d’une lumière plus pure, de couleurs plus franches et d’un contact renouvelé avec la nature.

Cette œuvre incarne un moment de bascule dans sa peinture : il ne cherche plus à représenter fidèlement, mais à transmettre une sensation intérieure, une émotion brute.

Face à la mer, Van Gogh s’émerveille d’un spectacle mouvant, instable. Le ciel lourd, les vagues agitées, les petites barques en lutte avec les éléments : tout ici exprime la tension entre l’homme et la nature. Il capte l’essence d’un monde vivant, en mouvement, sans jamais le figer.

La palette est dominée par des bleus profonds, contrastés de blancs et de touches claires qui font vibrer l’eau. La touche est rapide, gestuelle, presque tourmentée : elle suggère plus qu’elle ne décrit. Le tableau devient un langage, où chaque ligne, chaque couleur, porte un souffle.

Dans cette œuvre, Van Gogh exprime son admiration pour la force sauvage de la Méditerranée, mais aussi une forme de solitude : celle de l’homme face à l’infini. C’est une peinture de l’instinct, du ressenti, où la nature domine, et l’artiste s’efface pour mieux la faire parler.

Ici, Van Gogh ne peint pas un paysage : il peint un vertige.


« Les filets de sole de nos côtes façon menières, tapis des profondeurs au citron confit. »

-Interprétation culinaire-


L'assiette comme une mer intérieure.

Comme dans le tableau de Van Gogh, l'assiette s’ouvre ici sur une étendue bleue profonde, presque silencieuse. 

Au centre, seul, immobile, un filet de sole blanc, éclaire la composition. Il incarne cette solitude silencieuse que Van Gogh confiait à ses barques perdues dans l’immensité.

Le poisson, préparé façon meunière, semble reposer sur un tapis marin : un fond d’émotions iodées, enrichi de citron confit, qui vient faire frissonner la bouche comme le vent du large. Une touche d’acidité qui rappelle l’air vif des côtes méditerranéennes.

L’ensemble est simple, dépouillé, et pourtant vibrant, à l’image du tableau. Une palette restreinte, mais puissante. Une composition maîtrisée, presque picturale, qui parle de solitude, mais aussi d’équilibre. Ce plat ne cherche pas à imiter la mer, mais à en restituer l’âme.

Ici, chaque élément se fait écho à l’œuvre : le silence, la tension, le souffle. Un instant de calme, juste avant que le vent ne se lève.



LES FLEURS DE TILLY AU JARDIN DE GIVERNY – Fromage 

Tableau V : Jeune fille dans le jardin (Claude Monet)

« Assiette de fromage : la tête de moine, avec ses épices » 


Un jardin, un bouquet, un instant.


Peinte en 1888, Jeune fille dans le jardin de Giverny est l’une des œuvres les plus sensibles de Monet. Il n’y peint pas simplement une scène champêtre, mais une impression fugace : celle d’un éclat de lumière sur la nature en pleine floraison.

Au cœur du tableau, une jeune fille semble traverser un jardin baigné de soleil. Mais c’est le bouquet foisonnant qui l’entoure qui attire l’œil : un éclat de couleurs, un désordre savamment orchestré, symbole de la vitalité de la nature. Ces fleurs, à peine contenues, débordent du cadre, comme si le jardin refusait de rester immobile.

Monet célèbre ici l’union parfaite entre l’humain et le végétal. Le bouquet devient un motif à part entière, vivant, vibrant, essentiel, qui concentre à lui seul la lumière, l’émotion et le passage du temps.


« Assiette de fromage : la tête de moine, avec ses épices » 

-Interprétation culinaire-


Dans cette assiette, pas de jardin, pas de tiges, pas de vases. Et pourtant : des fleurs. Un bouquet comestible, sculpté dans le fromage.

Comme dans Le Jardin de l’artiste à Giverny, chaque fleur ici est une vibration de couleur, un éclat de texture, un fragment de nature réinventée. Découpées dans de la tête de moine, ces corolles délicates s’ouvrent sur l’assiette comme un hommage à la flore peinte par Monet, mais cette fois, avec la gourmandise en plus.

Les épices, en pigments comestibles, réveillent chaque fleur de fromage : des touches vibrantes qui rappellent les contrastes du jardin, ses nuances, sa vitalité.

Et si ces fleurs ne venaient pas de Giverny, mais de Tilly ?

Car cette assiette, c’est aussi celle de notre château, de notre jardin, un clin d’œil au paysage culinaire que nous cultivons, plat après plat.

Un hommage à la nature, à la couleur, et à la délicatesse.


Un jardin à croquer.


TABLEAU FINAL - Dessert

Tableau VI : La Nuit étoilée (Vincent Van Gogh) 

« Biscuit amandes croissant de lune, Sorbet citron pané aux amandes, curaçao orange amère, tuile d’arbre au charbon végétal et gel de citron Kalamanci.»


La nuit comme vous ne l’avez jamais regardée.

Un paysage nocturne devenu légende.

Peinte en juin 1889 depuis la chambre de Van Gogh à l’asile de Saint-Rémy-de-Provence, La Nuit étoiléetémoigne d’une période à la fois de retrait et d’intense création. Interné après une grave crise, l’artiste travaille sans relâche : il réalise cette toile quelques semaines seulement après son arrivée, dans une phase de stabilité fragile.

Le tableau représente le ciel vu depuis sa fenêtre, enrichi d’éléments réinventés : un village imaginaire, des collines déformées, un clocher d’inspiration hollandaise, et surtout un cyprès noir en flamme dressé au premier plan. Le ciel, immense, tourbillonne sous ses pinceaux : les étoiles rayonnent, la lune palpite, l’espace semble en mouvement perpétuel. Van Gogh ne cherche pas ici à reproduire une nuit, mais à traduire une vision intérieure, à la frontière entre contemplation et tourment.

Le style postimpressionniste se manifeste pleinement : coups de pinceaux énergiques, contrastes puissants, palette vibrante. Il affirme son indépendance artistique en mêlant réalité astronomique (le ciel correspondrait à la configuration du 25 mai 1889 à 4h40 du matin) et composition émotionnelle.

La Nuit étoilée sera envoyée à son frère Théo peu après sa réalisation. Elle ne sera pas exposée du vivant de l’artiste, mais deviendra après sa mort l’un des tableaux les plus célèbres au monde. Depuis 1941, elle est conservée au Museum of Modern Art (MoMA) à New York.

Au-delà de sa puissance visuelle, cette œuvre incarne l’ambition de Van Gogh : exprimer, au-delà du visible, l’intensité du monde intérieur.

« Biscuit amandes croissant de lune, Sorbet citron pané aux amandes, curaçao orange amère, tuile d’arbre au charbon végétal.»

-Interprétation culinaire-

Un tableau comestible.

Un ciel à déguster.

Le temps d’un dessert, la cuisine cesse d’être cuisine.

Elle devient atelier.

Et le chef, un instant, pose les couteaux pour saisir un pinceau.

Sur l’assiette blanche, le curaçao s’étire au pinceau en spirales bleutées. Un ciel prend vie, vibrant, mouvant, comme celui que Van Gogh voyait depuis sa chambre à Saint-Rémy.

Rien ici n’est laissé au hasard : chaque matière prolonge le geste du peintre.

Le sorbet citron, éclat jaune et glacé, évoque les halos lumineux du tableau, ces astres puissants qui transpercent l’obscurité.

La tuile, sculptée comme un arbre, est façonnée au charbon végétal. Noire, brute, elle incarne la verticalité silencieuse du cyprès, mais surtout, elle porte en elle la dureté de la vie. Le charbon, ce n’est pas un simple ingrédient : c’est la matière sombre de l’œuvre, la tension, la vérité nue.

Puis, tout près, un biscuit aux amandes. Rond, tendre, paisible. Il devient lune. Il dit l’apaisement, la douceur cachée, la lumière intérieure.

L’assiette entière est une interprétation. Chaque teinte, chaque texture, chaque volume répond à un trait du tableau.

C’est une vision comestible, précise et habitée, de La Nuit étoilée.

Et peut-être, en refermant la cuillère, des questions resteront en bouche :

Et moi, dans mon propre ciel… où sont mes couleurs ?

Saurais-je peindre mes silences ?

Et qu’est-ce qui, en moi, continue de briller, même dans la nuit ?



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Où est situé le Château de Tilly?

Le Château de Tilly se situe au :​ 43 allée de Tilly, 27520, Boissey-Le-Châtel, FRANCE 

Nous sommes : À côté du Bec-Hellouin et de son abbaye (10 min ou 10 km), Proche de Bourgtheroulde et Bourg-Achard et à 18 min du Neubourg et du Château du champ de Bataille (18 km), Proche de Rouen (35 km), Sur la route de Deauville (1h00 ou 60 km) et des plages du débarquement ou de Giverny (80 km) et à seulement 1h20 de Paris et 2h30 du Mont-Saint-Michel.

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